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La justice togolaise réclame le rapatriement de Loïck Le Floch-Prigent à Lomé

Décidément il y a l’âge du reniement total de la vérité, sinon l’âge de la machination et de l’altération des faits, qui sortent du laboratoire de la confusion. Loïck Le Floch-Prigent est l’un des opérateurs les plus corrompus du secteur pétrolier et en matière d’évasion fiscale. Ressortissant du « pays des libertés et des droits de l’Homme », l’ex PDG d’Elf avait été plusieurs fois condamné dans son propre pays.

En France, il ne pouvait pas mentir dans le compte d’une quelconque institution ou personne, pour prétendre être victime d’une machination. Mais il a trouvé que, le Togo étant moins avancé en matière de technologie par rapport à l’hexagone, il peut aisément délirer pour semer le doute dans les esprits des Togolais. Loïck Le Floch-Prigent avait-il menti sur son état de santé par lui-même et par l’intermédiaire de son épouse qui avait saisi les autorités françaises pour demander son évacuation sanitaire pour cause de maladie grave ? Ses déclarations selon lesquelles la justice togolaise avait voulu l’utiliser pour éliminer politiquement l’ancien ministre Pascal Bodjona, prouvent qu’il a recouvré sa santé et qu’il peut répondre des charges retenues par le parquet de Lomé contre lui, en l’espèce la complicité d’escroquerie, avant même de démontrer le scénario contre Pascal Bodjona.

Cette déclaration sur Radio France Internationale samedi dernier et qu’il n’avait jamais faite ni pendant son transfèrement d’Abidjan à Lomé, ni lors de sa détention préventive à Lomé, permettent à toute personne en plein équilibre psychique de conclure à un réseau de laboratoires conçus pour brouiller les pistes de la manifestation de la vérité.

En clair, l’homme d’affaires Loïck Le Floch-Prigent est la pièce maîtresse de cette affaire d’escroquerie internationale dans laquelle l’ex ministre Pascal Akoussoulèlou Bodjona a été cité et dans laquelle il a passé plus de six mois en détention, et il est l’inculpé le plus indiqué pour témoigner de l’indépendance dont jouit la justice togolaise dans le traitement et la gestion de la demande de mise en liberté provisoire formulée par la justice française au bénéfice de ce malhonnête Loïck qui machine pour opposer les Togolais afin d’échapper à la poursuite des poursuites judiciaires engagées contre lui.

A travers les déclarations de l’homme d’affaires, il ne nie ni ses relations avec l’émirati Abbas Al-Youssef, ni ses accointances avec l’ancien ministre du Togo, qui est certainement surpris d’apprendre que Loïck Le Floch-Prigent avait été utilisé pour détruire sa personnalité. Pascal Bodjona peut chercher à comprendre du Français, qui des Togolais voulait sa déchéance politique et comment la machination avait attendu l’affaire d’escroquerie avant de régler son sort.

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