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Université de Lomé: 12 mois de prison requis contre 4 étudiants

12 mois d’emprisonnements avec 8 mois de sursis, telle est la réquisition sévère du ministère public contre les 4 étudiants interpellés la semaine dernière, suite aux conséquences survenues après l’Assemblée générale organisée par l’Association des étudiants du Togo (AET) et la Synergie des étudiants (SET) du Togo, le 15 mai 2013 sur le campus universitaire de Lomé. Le ministère public se voulait sans pitié pour des actes de vandalisme devenus une habitude chez certaines personnes. Le délibéré est renvoyé au 28 mai prochain.

Les 4 étudiants arrêtés le 15 mai 2013 ont été jugés le mardi 21 mai 2013 au Palais de justice de Lomé. Ndjaho Meheza, Logossou Yao, Hounze Kodjo et Yada Bakele sont poursuvis pour troubles à l’ordre public, « rébellion et destruction de biens publics ».

Après plus de deux heures de joutes oratoires entre le ministère public et la défense des étudiants constituée de Mes Jil Benoît Afangbédji, Celestin Agbogan, Kpandé Adjaré, le procureur a requis 12 mois d’emprisonnement avec 8 mois de sursis (4 mois d’emprisonnement ferme) contre les étudiants. Le juge a renvoyé le délibéré au mardi 28 mai 2013.

Après le procès, l’un des avocats des étudiants, Me Célestin Agbogan a déclaré que ses clients«  sont poursuivis à tort, il réclame la relaxe pure et simple des faits. » Il balaie d’un revers de la main le délit de rébellion. Si selon l’article 145 du Code pénale, toute personne qui résiste à l’action des forces de sécurité est coupable de rébellion, alors qu’il est évident à travers les débats que les étudiants n’ont pas résisté aux forces de l’ordre, le juge doit prononcer la relaxe pure »..

Dans la foulée, après le meeting du Collectif ‘’Sauvons le Togo’’ et de la Coalition Arc-en-ciel, les militants ont fait le déplacement pour aller soutenir les 4 étudiants à la justice.

Mais, devant l’impatience et les agissements de ces derniers, ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre à partir de 17H 08. Les militants se sont repliés vers l’hôtel Palm Beach où les pneus ont été brûlés et la route barrée. Ils ont également incendié et cassé des biens publics au ministère de la fonction publique.

Source: pa-lunion.com

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