Politique

CST entre en campagne électorale et manifestation anti-régime.

Battre les pavés est devenu une seconde nature chez les militants de l’ANC. C’est une assertion acceptée par tous et le court des évènements tant à leur paver la route de l’enfer électoral, de bonnes intentions, voire même de bons avantages.

Le samedi passé, jour de manifestation pour l’ANC et le reste du Collectif Sauvons le Togo. Comme à leur habitude, les nuées oranges couvrent déjà avec force bruitage et slogans, le rond point circulaire du Boulevard du 13 janvier, en mouvement vers la plage, point d’ancrage de la masse manifestante. Pourtant, en ce Samedi 13 Juillet, à douze jours des élections législatives, un paramètre a changé : il ne s’agit plus d’arpenter le macadam pour manifester contre le régime actuel… mais bien de battre campagne pour le Collectif Sauvons le Togo.
 
Aujourd’hui, en observant la foule de manifestant, quoique légèrement moins importante que d’habitude, à cause de l’absence des leaders (en campagne dans le Nord du pays), je me suis demandé si finalement ces ANCistes et autre CSTistes ne sont pas passés maître dans l’art d’animer les rues de Lomé pour atteindre leurs objectifs politiques. Ces militants et autres sympathisants sont rompus aux marches, à leur sécurisation, aux mesures à prendre quand pleuvent quelques bonbonnes de gaz, à tel enseigne, qu’ils semblent être nés dedans.
 
La preuve est l’ambiance bonne enfant qui plane sur les relations sécurité-CST et policiers. On a aujourd’hui poussé la pacification des manifestations du CST jusqu’à leur sécurisation par la police et la gendarmerie togolaise.
 
Finalement, n’avoir que trop marché a été un bon entraînement pour faire une meilleure campagne, rallier ceux qui hésitent à la cause des partis membre du Collectif, et apprendre à communiquer cette fièvre d’activisme politique aux abstentionnistes. Les sympathisants CST chantent des airs à la gloire de leurs leaders et scandent des slogans peu vertueux à l’endroit du régime en place, ils dansent, ils jouent des percussions, le long de leur itinéraire de manifestation. Ils font passer les meetings de campagne des autres partis de l’opposition, pour des cérémonies de requiem.
 
Si d’aucuns pensent que le Grand Lomé fait partie des circonscriptions facilement acquises à la liste CST, d’autres comme moi pourraient imaginer que la force de la meilleure campagne électorale a été puisée dans ces longues séances de marches hebdomadaires dans les rues de Lomé. Ces CSTistes sont déjà aguerris et ne font que répéter la pièce de théâtre qu’ils ont longtemps joué.

En fin de compte, je me demande si pour ces hommes et femmes qui vocifèrent moult phrases de soutien à Jean Pierre Fabre et à ses colistiers, la ligne de frontière entre manifester et battre campagne, n’est pas que pure abstraction. Et que pourtant, cela n’attire qu’attention et bonnes intentions pour leur parti, à quelques encablures de l' »élection day » du 25 Juillet prochain.

Source: http://lemoipensant.blogspot.com/2013/07/cst-togo-entre-campagne-electoral-et.html

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