Politique

Togo : Assemblée Nationale : l’appétit de la session de droit chez le CST

Les nouveaux députés togolais se sont réunis mardi 20 août 2013 en session de droit au siège du Parlement. Outre la horde de journalistes, une foule s’était improvisée devant l’Assemblée Nationale. Il a fallu attendre la fin des travaux pour comprendre les mobiles de cette mobilisation.

En fait, les curieux étaient venus voir si « le palais du changement » avait été transféré du côté de l’hémicycle. Le passage de Fabre Jean-Pierre a été remarqué par les cris de ceux qui le croyaient toujours président du Togo tel qu’il s’était autoproclamé depuis le 6 mars 2010. La leçon n’est pas difficile pour Fabre  s’il s’investit dans l’introspection pour comprendre la carte des suffrages du 25 juillet dernier. Il est applaudit en tant qu’ayant battu tous les autres partis de l’opposition dans la conquête du leadership de cette classe politique en face du pouvoir togolais.

Sont-ils en face ou font-ils face ? Sans aucune influence politique réelle sur la politique gouvernementale des cinq ans à venir, l’opposition extrémiste qui n’a battu campagne que contre les adversaires sans jamais se donner l’exercice de l’élaboration d’un projet politique pour la société togolaise, ne compte que sur la pérennité de l’ouverture politique du Président Faure Gnassingbé pour avoir les moyens de séduction pour les scrutins à venir, notamment la présidentielle de 2015.

Ensuite cette foule de curieux entendait par là, selon un caïd du CST interrogé, manifester un fairplay populaire malgré la minorité que représentent les élus du collectif. Et un militant de l’UFC de rétorquer : « eux, ils dansent plutôt parce que leur leader est devenu chef de file de l’opposition… » Enfin, l’appétit était puissant chez Georges Lawson, doyen d’âge qui présidait la cession de droit du nouveau Parlement togolais. Son parti ayant subit la maturité politique du peuple, n’avait qu’à se réjouir d’avoir eu le député le plus âgé. Cet appétit sera coupé bientôt par l’élection du bureau de l’Assemblée Nationale.

Du côté de l’Union pour la République (UNIR), parti au pouvoir dont le projet de modernisation du pays a bénéficié de l’adhésion populaire, l’agenda serré se greffe déjà sur le projet de développement sur la base duquel le Président Faure Gnassingbé a été élu en 2010. Pour le parti présidentiel pense que ce sont les différents projets de développement dont certains sont à l’échelle planétaire, allusion faite aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

On verra bien si ceux d’en face peuvent vraiment faire face.

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