Faits divers

Togo : L’histoire du serpent géant; les démentis de la propriétaire de l’hôtel

Il y a quelques semaines, la photo d’un serpent géant avalant une femme nue, avait fait le tour de Lomé et ses environs. Selon les informations, les faits se seraient produits dans la chambre de l’hôtel Bijou, situé à Adakpamé, un quartier de la banlieue de Lomé.
Suite à une plainte de la propriétaire de l’hôtel, les investigations de la gendarmerie, ont permis d’identifier, un jeune homme, kovi Amèvi, demeurant à Attiégou Togo 2000, l’un des photographes a l’origine de la distribution de l’image dans la ville de Lomé. L’homme dément être l’auteur de la photo et avance qu’il en connait pas la source. « Les gens avaient commencé à parler de la photo un peu partout à travers la ville ; ceux qui savaient que je suis photographe m’en faisaient la demande. Un jour alors que je m’étais présenté au laboratoire pour développer mes photos, j’ai surpris des collègues photographes avec plusieurs copies de la photo du serpent et de la femme ; j’en ai alors demandé une dizaine pour la vente ». Le laboratoire en question s’appelle « Photo shop », situé à Dékon. Le laboratoire en question est détenu par une femme, a précisé Kovi Amèvi. A la question de savoir ou les faits se sont produits, Kovi Amèvi qu’il n’en a aucune idée mais tient à préciser : « Ce n’est pas a Adakpamé encore moins à l’hôtel Bijou ». L’image, a- t- il ajouté n’est qu’un montage destiné à créer de la sensation.
De son coté, Mme Akoesso Djifa Bijou, propriétaire de l’hôtel Bijou ; tient à démentir formellement les rumeurs selon lesquelles les faits se seraient produits dans son hôtel en affirmant, « Aucun serpent géant n’a avalé aucune femme dans mon hôtel. Il s’agit d’un montage grotesque orchestré par des individus malintentionnés dans le seul but de me nuire. D’ailleurs ils ne sont pas à leur premier coup car ils l’ont déjà fait par le passé et ceci a plusieurs reprises. Par ces infamies, ils ont réussi à faire fuir tous les clients. Si tout  ce dont ils m’accusent était vrai, il y aura longtemps que je serai dans les mains de la police. ». « Qu’ai-je donc fait pour subir tout cela ? » s’exclame t- elle en larmes.
Ceux qui distribuent ou achètent l’image sont prévenus : une plainte est déposée à la gendarmerie. Désormais toutes personnes surprise avec cette photo devant répondre devant la loi. Cette mesure est prise par les différents chefs des quartiers d’Adakpamé qui s’insurgent contre cette rumeur malveillante qui nuisent à l’intégrité dudit quartier. « Nous sommes confrontés aux problèmes d’inondations en temps de pluie et si les gens vont inventer des choses pour le seul but salir notre image, nous n’allons pas l’accepter » a précisé Togbui Dagban, chef d’Adakpamé Apéyémé.

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