Faits divers

Togo : hommage à la diva Bella Bellow par un poème

10 décembre 1973- 10 décembre 2013, 40 ans jour pour jour que l’artiste togolaise Bella Bellow est décédée. L’ancien premier ministre, Joseph Kokou Koffigoh rend un hommage mérité à l’artiste à travers un poème dont voici toute l’élégance.

Bella Bellow

Le temps peut s’écouler, mais qui peut t’oublier,
Puisque tu es gravée au fond de nos mémoires ;
Prêtes-nous un instant ta voix pour déclamer
Les chants les plus touchants qui fondent ton histoire.

Cette légende que l’on raconte à Tsévié !
Cette maternité où tu choisis de naitre,
Qui se souvient encore des cris de ce bébé,
Comme le son du cor au milieu d’un orchestre.

Aux premières lueurs de notre indépendance,
Ta voix illuminait les voies de nos cités,
Les sentiers incertains de notre adolescence,
Quand déjà tu montais sur scène à Sokodé.

Et la voix a migré au Lycée de Tokoin
Déjà prête à offrir, assurée et allègre,
À ce noir continent qui en avait besoin,
Son charisme au Premier Festival des Arts Nègres.

L’Afrique se souvient aujourd’hui et hier,
À Kinshasa, à l’Olympia, Maracana,
Des ovations nourries de la terre entière
Qui la croyait la sœur de Miriam Makeba.

Si la-bas au Brésil cette étoile a brillé
Admirée par Pelé le ballon d’or du monde,
Revenue au Togo elle épousa Jamier ;
Nadia est le beau fruit de cette union féconde.

Hélas la vie humaine a toujours une fin ;
Et à Lilikope tu as remis ton âme
Après tes vingt sept ans vécus comme un matin,
Pour retourner aux chœurs des anges qui t’acclament.

Merci à ces pionniers qui t’ont accompagnée,
Tout au long de ta vie qui fut pourtant si brève ;
On ne peut les citer au risque d’offenser
Tous ces gens qui portaient une part de tes rêves.

Les années ont coulé et ont séché nos pleurs ;
Tes douces mélodies répandent leur fragrance
Dans le cœur de l’Afrique en quête de bonheur
Pour atteindre enfin son Cap de Bonne Espérance

Les morts ne sont pas morts quand leurs œuvres font foi ;
Bella Bellow ! Par ton sourire et ta jeunesse,
Par ton répertoire, ton ramage et ta voix
Tu remets dans nos cœurs la divine promesse.

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