Economie

Vers une disparition du métier des déclarants en douane au Togo?

declarant en douane

Ils étaient nombreux à se rassembler hier le 23 septembre 2014, dans le but de protester contre les réformes du gouvernement par rapport au secteur des transitaires et déclarants en douane non agrées. Selon ces derniers, ces réformes qui mettent à mort leur métier mais qui profitent à l’UPRAD Union Professionnel des Agrée en Douane, doivent être révisées.

 

Vers une disparition du métier des déclarants en douane au Togo?

Après quelques jours de grève la semaine dernière, les syndicats des transitaires et des déclarants en douane se sont réunis en collectif pour demander la révision des réformes entreprises par l’Etat dans le Secteur. Ces réformes consistent en l’installation d’un guichet unique SEGUCE pour le commerce extérieur, excluant ainsi plus de 8 milles déclarants en douane non agrées qui travaillent dans ce secteur.

Même si ces derniers veulent régulariser leur situation en voulant obtenir une agrégation, il leur sera difficile d’y parvenir car il faudrait avoir 25 millions de caution, avoir fait 10 ans au minimum d’expérience et avoir le niveau Bac+2.

Pour ces commissionnaires, il ne s’agit que d’une magouille pure et simple venant de l’UPRAD.

Gabriel AZIAWOR, Secrétaire Général du collectif des Syndicats de Transitaires s’explique : « on est arrivé à un moment où l’Etat a voulu faire des réformes et les reformes là, nous avons constaté que certains groupes s’accaparent de ces réformes là pour exclure les autres de leur lieu de travail ou bien du travail qu’ils font. C’est pourquoi nous avons organisé cet après midi pour dire au monde entier que les commissionnaires en douane agrées par l’Etat, ce sont des sociétés et c’est des transitaires. L’UPRAD, c’est l’Union Professionnel des Agrées en Douane. C’est cette union là principalement son bureau qui veut profiter des réformes pour nous exclure, pour nous chasser ».

Il faut une révision des textes

Le collectif des Syndicats de Transitaires et de déclarants en douane ne compte pas rester bras croisés face à cette situation alarmante qui menace le secteur.

« Nous demandons que les autorités prennent le dossier en compte, organisent une journée de réflexion des acteurs du secteur pour que nous puissions parler, pour qu’on sache qui est transitaire avant de devenir agrée et qui ne l’est pas, et revoir aussi le partenariat avec SEGUCE, parce que ça aussi, ça nous pose problèmes. Nous avons sur le terrain beaucoup de faux frères qui gangrènent le terrain », indiquait le Secrétaire Général.

Pour la suite, le bureau demande aux membres du collectif de rester unis pour mener cette lutte commune. Il les invite par ailleurs à accompagner les douaniers qui ont décrété un mot d’ordre de grève qui prendra fin demain 25 septembre 2014.

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