Politique

Togo : Réformes constitutionnelles, la Société Civile lance son projet plaidoyer

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Afin d’obliger le gouvernement togolais à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles, dont le projet de loi a été rejeté depuis le 30 juin 2014 par l’Assemblée Nationale, la Concertation Nationale de la Société Civile (CNSC), a lancé ce 03 novembre 2014 le projet de plaidoyer des réformes constitutionnelles. Il s’agit de collecter 500 000 signatures sur l’étendue du territoire togolais.

 

Les partis politiques semblent passifs vis-à-vis du sujet
Le 30 juin dernier, l’Assemblée Nationale a rejeté le projet de loi, invitant la classe politique au pouvoir, à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il y a quelques semaines, le Président de la Cour Constitutionnelle a déclaré que la page des réformes est tournée, réaction qui a vivement été contestée.
Mais, dans la foulée, il n’y a pas eu d’actions concrètes de la part des partis politiques de l’opposition, pour faire revenir le sujet sur la table des élus du peuple.
La société civile prend les taureaux par les cornes à 5 mois des élections présidentielles car, d’après Paul Amegakpo Directeur Exécutif de la Concertation Nationale de la Société Civile (CNSC), « il n’est jamais trop tard pour opérer les réformes ».

 

Il faut un plaidoyer
Ce 03 novembre 2014, la CNSC a lancé le projet plaidoyer pour les réformes constitutionnelles relatives à la limitation du mandat présidentielle et au mode de scrutin présidentielle à 2 tours.
Pour la société civile, il s’agit d’une initiative qui répond aux recommandations 5 et 6 de la CVJR. Le projet consiste à collecter sur territoire togolais, dans 18 préfectures au moins, 500 000 signatures des personnes inscrites sur des listes électorales, une pétition qui obligera Faure Gnassingbé à opérer les réformes selon les textes de la constitution.
Paul Amegakpo Directeur Exécutif de la CNSC se prononce sur le projet :
« Si la société civile doit être le dernier rempart, c’est le moment aujourd’hui à travers le plaidoyer qui doit engager la classe politique, qui doit mobiliser les institutions de la république à faire en sorte que ces réformes soient adoptées, il faut le faire.
Et donc pour nous, c’est réussir à travers le mandat que la constitution nous a donné notamment l’article 4, qui voudrait que le peuple puisse également avoir l’initiative de référendum, pour la révision justement de la constitution, nous avons engagé ce plaidoyer. Et donc, nous irons à la collecte de pétition, nous avons les moyens de collecter les 500 mille signatures ».

 

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