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Chronique : La grande comédie de la Cop 21

cop 21

Un nouvel ordre mondial veut se créer devant les yeux de tous, Paris veut être le maillon fort de l’initiative. Bien ou pas bien, on laissera cette question aux religieux. Ce qui m’intéresse, c’est de constater que l’on ne parle que de la planète. L’être humain a une fascination quand il s’agit d’aimer une autre chose avant d’aimer l’humain. J’ai vu un jour à la télévision, je pense, sur TF1, quelqu’un abattre de sang-froid un prétendu « braconnier » qui voulait juste se nourrir avec un peu de viande de brousse. Je pense que cette même personne ne se sent plus autant défenseur de l’animal quand elle est face aux élevages intensifs ou sur batterie, destinés à la consommation industrielle : poules, porcs, vaches, etc. Il parait que pour le « braconnier », qui est pauvre et veut un peu manger et si possible se faire un peu d’argent, il est interdit de vivre de cette manière, sinon on lui vole sa vie avec un coup de fusil. Rassurez-vous, dans l’élevage même intensif, on ne risque pas de se prendre une balle. Je me demande souvent si c’est parce que l’éleveur industriel est riche et que l’autre est souvent pauvre ? Autant d’interrogations qui se retrouvent sans réponses dans ma tête, même si quelquefois j’ai ma petite idée.

À la télévision, en France, en Belgique et peut-être dans d’autres pays, le discours qui est servi dans les médias en ce moment c’est de dire que la planète va disparaitre si personne ne fait rien. Comme si tout à coup, le monde se réveillait. Dans tous les cas, on dirait que les chefs d’État se réveillent ou semblent se réveiller. Ils ont tous oublié que les peuples indigènes ont été matés, délocalisés, et leur terre arrachée par des multinationales, et ceci devant leurs yeux approbateurs et silencieux ; qui ont privilégié la finance et ont délaissé l’humain et l’écosystème.

Il faut que j’arrête d’être de mauvaise foi et que j’admette que chacun de nous peut être un enfant de chœur, même si certains sont attardés. Il parait que dans certains pays, on doit chanter et danser pour le président si on veut avoir un peu de sous ou être vivant. Que l’on doit rire ou pleurer selon l’instruction que nous donne celui-ci. Que la Constitution est révisée pour que le chef de l’État devienne comme un roi et se maintienne au « pouvoir » autant de fois qu’il le souhaite. C’est très beau de rêver, en Afrique, les grands-mères disent à leurs petits-enfants, pour leur redonner le moral : « On ne peut quand même pas être pauvre dans les rêves ». En Occident, Marc Levy a dit dans son dernier livre : « Un jour j’irai vivre en théorie, parce qu’en théorie tout se passe bien. ». Changer veut dire continuer à mettre en prison les opposants politiques, terroriser sa population et les contraindre à aller se réfugier ailleurs s’il souhaite rester en vie, piller leur pays à coup de détournement de deniers publics, et enfin décider d’aller à Paris sauver le monde.

Rions donc un peu, pas beaucoup, juste en quantité suffisante pour ne pas se faire traiter d’extrême gauche. Quand on veut nous faire croire que les dictateurs, maitres dans les domaines de la torture, ont subitement changé. Ils auraient eu une révélation divine, leur demandant de sauver le monde pour que leurs péchés soient pardonnés. Pour l’occasion, ils se sont vêtus de leurs plus beaux vêtements, de marque. Il parait qu’ils sentent très bon. Ils vont manger des plats typiquement très chers. Ils vont sourire sur des photos de famille, pour nous montrer comment ils ont des dents blanches. À la fin, vous verrez qu’ils vont se féliciter de n’avoir rien fait !

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