Politique

Etat d’urgence dans l’opposition togolaise : Sauvons les sauveurs !

Une partie de l'opposition togolaise
La lutte pour l’avènement de l’état de droit et de l’enracinement de la démocratie est pleine d’espoir mais reste à durée indéterminée. Une chose est sure, c’est la mer à boire ; elle présente de grandes difficultés voir de nombreux obstacles. Ses vagues emportent sur son passage des vies humaines, des martyres, des biens, bref tout ce qui ne tient pas solide sur son passage. Le RPT, le COD1, LE COD2, le FRAC, le CST, le Palais du gouvernement qui est un immeuble de l’époque coloniale, Gnassingbé Eyadema, Eric Amerding, l’accord du 12 Juin, Colmar, l’accord de Ouagadougou, pour ne citer que ceux là.
Le vent de la métamorphose de la classe politique a soufflé sur les partis politiques en laissant des séquelles dont souffrent beaucoup plus les sauveurs du Togo, connus sous le nom de: l’opposition togolaise. Ces gladiateurs politiques se tirent la bourre à longueur de journée pour se retrouver par surprise à la veille d’une élection sans inquiétudes et pleins d’espoirs et de promesses politiques mirobolantes. Avec un courage indien, les opposants togolais se lancent en guerres politiques contre leurs adversaires communs et dépensent une autre partie de leurs énergies dans un ring parallèle entre opposants. Parfois, des coalitions sans queue ni tète battent le tambour avec vivacité pour finalement disparaitre en catimini et donner naissance à une autre. Cette façon de lutter qu’offre cette opposition finit par en faire les choux gras de l’adversaire qui se déclare victorieux avec sérénité. Ironie du sort, cet adversaire est parfois sollicité par les opposants pour arbitrer un combat entre camarades, tout comme nous avions appris la convocation de Mr Kaboua du MRC par Jean Pierre Fabre de l’Anc dans le bureau du ministre Boukpessi de UNIR. Mystère et boule de gomme ? Pas du tout, car quand le médecin est malade il faut un autre pour le sauver. Alors, si tous les opposants se battent, soit l’adversaire, soit la société civile et religieuse, la presse ou les médiateurs doivent prendre la responsabilité tant bien que mal de les séparer. Malgré que certains croient avoir intérêt à dire pis que pendre de ceux qui sont en conflit, il faut avouer que la démocratie togolaise sera mieux ancrée, si ce qui nous unit surpasse ce qui nous divise. A l’heure ou la nécessité de sauver les sauveurs s’impose, les foyers politiques en ébullition actuellement sont appelés à faire balle à terre pour que vive le Togo. Une classe politique en déliquescence ne peut être utile au peuple meurtri.
Source : Icilome

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