Politique

Togo : Jean-Pierre Fabre et son refrain discontinu !

 Jean-Pierre-Fabre ANC
L’info vient de nos confrères de Togo Top News. Les réformes avant les élections locales, c’est en substance le message délivré par Jean-Pierre Fabre le week-end dernier, lors d’un meeting de mobilisation à Lomé. La sémantique évoque une position de Jean-Pierre Fabre et ses alliés avant la présidentielle de l’année passée.
Selon Jean-pierre Fabre, le Président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), il est important de reprendre la mobilisation pour deux choses, notamment les réformes constitutionnelles, institutionnelles et les réformes électorales prescrites par l’Accord politique global, avant les élections locales.
« Nous considérons que les réformes doivent avoir lieu avant les élections locales », a-t-il indiqué, assurant que c’est ce qui va permettre de préparer les élections locales qui doivent avoir lieu dans la transparente, l’équité, la sécurité.
Le vocable fait penser à un slogan avant la présidentielle de 2015 qui prenait en refrain « pas de réformes, pas d’élection présidentielle ». Mais à l’arrivé, la participation au scrutin avait été actée par le groupe de Jean Pierre Fabre, sans les réformes.
Cette formule consacre donc la tendance à se positionner à un moment donné comme le chantre des réformes aux yeux de l’opinion qui est constant dans la demande de faire opérer ces réformes au Togo. On est donc dans le retour ou le « prolongement du refrain discontinu ».
Le retour du vocable est constaté dans un contexte ou certains analystes faisaient état de ce que Jean Pierre Fabre appelle à l’organisation des locales au détriment des réformes. Les propos au meeting du samedi dernier montre que le chef de file de l’opposition actualise son discours en intégrant certains éléments de critiques formulées ici et là.
Mais les observateurs attendent plus le Chef de file de l’opposition par rapport au défi de la prise en compte des suggestions d’engager une dynamique globale pour la lutte pour les réformes.
Autrement en l’état actuel, l’écrivain Fulbert Attisso estime que les élections locales dans le contexte actuel ne pourraient pas êtres gagnées par l’opposition, la donne n’étant pas changée par rapport au scrutin de présidentielle de l’année passée.

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