Economie

Zone franche togolaise: Revendiquer, c’est savoir négocier !

ONG SADD2
Les relations de travail entre employeurs et employés dans la zone franche togolaise débouchent souvent sur des tensions notamment en matière de revendications sociales. Une situation qui ne favorise guère un climat de paix, facteur de développement socio-économique d’un pays.
 
Afin de prévenir  et de gérer des conflits au sein des entreprises de ce secteur,  une trentaine de responsables syndicaux, délégués du personnel et travailleurs de la Zone franche, ont été outillés les 27 et 28 mai 2016 sur le fondement du dialogue social et les techniques de négociations.  Ceci, à travers une formation continue initiée par l’Ong Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD).
 
Les séminaire atelier est axé sur le thème : « Le dialogue social et les techniques de négociation, facteurs clés pour la paix sociale et la prospérité économique ».  
 
La rencontre de deux jours a permis aux participants de développer des prédispositions et des capacités de dialoguer, des capacités fondées sur une méthodologie cohérente de négociation et des connaissances relatives à la prévention et la gestion des conflits.  
 
Pour les premiers responsables de SADD, le dialogue favorise l’implication sur une base d’équité et de justice sociale de tous les partenaires sociaux dans les processus de prise de décision en atténuant de ce fait les risques de conflits sociaux majeurs .  
 
 « Le dialogue social est un facteur fondamental du travail décent. A ce titre, il faut que ce dialogue soit permanant dans le monde du travail, entre employeurs et employés et ausi avec les pouvoirs publics », soutient Diane Amewounou, assistante du Coodonateur général de l’Ong.
 
« Pour négocier dans une entreprise, il faudrait que le travailleur maitrise les techniques de négociation notamment comment aller vers l’employeur, comment s’organiser, comment aborder les questions, les termes à employer et autres », ajoute cette dernière.
 
Pour améliorer les conditions de travail dans la Zone franche, estime Mme Amewounou, « il faudrait privilégier le dialogue social. Il faudrait que les travailleurs puissent aller dans les négociations, discuter afin de trouver satifaction à leurs révendications ». 
 
Depuis 2008, l’Ong SADD oeuvre pour la promotion des droits humains en général notamment les droits économiques et socioculturels en faveur des travailleurs vulnérables à savoir ceux de la Zone franche, des mines et carrières, les travailleurs domestiques, ceux du secteur informel et également du monde rural.

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