Afrique

Sommet sur la sécurité maritime : le Togo en branle !

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En juin dernier, le Togo a pris part en Lisbonne à la réunion du G7 des amis du Golfe de Guinée par la présence de son Ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey. Au cours de cette rencontre, les participants ont évoqué les moyens de mise en œuvre de l’architecture régionale sur la sécurité maritime adoptée en 2013 lors du Sommet de Yaoundé. Cette initiative internationale fut l’une des nombreuses auxquelles le Togo a participé en préparation de la sécurité maritime, du renforcement de la protection des frontières maritimes ainsi que de la lutte contre les différents fléaux qui minent le développement de l’économie bleue en Afrique.

Quatre mois plus tard, l’honneur est accordé au Togo d’abriter le Sommet de l’Union Africaine sur la sécurité maritime. Ainsi, depuis le 10 octobre dernier les projecteurs sont tournés vers Lomé afin de faire vivre au monde entier les instants importants de cet évènement qui a valu à notre capitale un « changement de visage ».

En prélude à la tenue de ce sommet, de grands changements ont été effectués dans notre pays. Des tournées de sensibilisation aux spots publicitaires en passant par la mise en place des dispositifs de sécurité, tous les moyens sont mis en œuvre pour que le sommet se déroule dans les bonnes conditions.

Toutefois, cet évènement suscite à la fois de l’indignation et de l’enthousiasme de la part de certains acteurs de la société civile et de la population.

D’une part, les murmures de désapprobation proviennent de certaines parties de l’opposition et d’une partie de la population civile.  Pour cause, les parties de l’opposition évoquent pour la plupart les nombreux défis sociopolitiques auxquels le Togo est confronté dans sa marche vers la démocratie véritable, en l’occurrence les réformes politiques, l’injustice sociale, la mauvaise gouvernance, l’extrême pauvreté, le chômage etc. , et pour lesquels il n’a pas encore trouvé de réponse adéquate. En outre, la tranche de la population  qui s’indigne contre ce sommet qui vient leur ôter le pain de la bouche est composée des commerçants qui se sont vus chassés de leur « lieu de travail » au bord des routes et de leur étalage confisqué. Le seul souci étant de trouver leur pain quotidien, ils ne comprennent pas en quoi leur commerce constitue un obstacle au bon déroulement du sommet. D’autres encore ne se préoccupent même pas de ce sommet, leurs intérêts étant étrangers à cet évènement qui, selon eux, n’apportera aucun résultat à leurs multiples problèmes socioéconomiques.

D’autre part, nous ne pouvons ne pas remarquer les hyper-enthousiastes qui trouvent en ce sommet un moyen en or de faire des affaires, de réaliser de bons chiffres et de faire preuve de zèle afin de se voir récompenser à la fin de l’ « examen ». Suivez mon regard !

Toutefois, il existe une frange de citoyens togolais tout pétris de foi et de conviction que le Sommet de l’Union Africaine sur la Sécurité maritime et le Développement représente un réel privilège pour notre pays. Ainsi, ils s’usent les genoux à prier que la Charte soit adoptée à l’issue de la rencontre et les recommandations soient mises œuvre pour un renouveau de l’économie bleue et du développement du Togo.

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