Afrique

Sommet sur la Sécurité et la sureté Maritime au Togo : Discours de SEM Faure Gnassingbe

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Le Togo est heureux d’accueillir ce samedi à Lomé le Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique.

La date du 15 octobre 2016 marquera, pour l’Afrique tout entière, un jalon majeur dans sa marche vers la réalisation de sa destinée. Ce sommet, qui réunit les chefs d’État et de gouvernement, vise à réfléchir aux voies et moyens susceptibles de créer les meilleures conditions de sécurité et de sûreté sur les mers et sur les océans d’Afrique a n de garantir une exploration et une exploitation pro tables de ces espaces pour nos peuples.

Nul n’ignore l’enjeu et l’importance que représentent les mers et les océans pour l’humanité. En effet, les deux tiers de la sur- face du globe terrestre sont recouverts par la mer, élément si nécessaire, voire indispensable, à la vie sur terre. Les mers et les océans, ces biens si précieux et si vitaux, méritent notre protection a n que nous puissions tirer meilleur parti des ressources considérables qui s’y trouvent.

La mer et les océans sont une voie originelle, par excellence, d’établissement de relations d’amitié et de coopération entre les peuples et les États. Ils constituent, à n’en point douter, les principaux vecteurs de la mondialisation, avec environ 90 % du commerce mondial transporté par voie maritime, d’une part, et facteurs du développement durable, d’autre part.

Source d’énergie et de richesses, les activités liées à la mer sont une composante importante de la croissance, nécessaire pour le développe- ment et l’émergence de nos pays. Cette place centrale des mers et des océans dans l’existence et le progrès de l’humanité n’est plus à démontrer, d’où l’obligation impérieuse qui incombe à la communauté internationale en général et aux États africains en particulier d’encourager et de prendre les dispositions adéquates pour assurer la sécurité et la sûreté des espaces maritimes.

C’est pourquoi la question de la lutte contre la piraterie maritime et les trafics illicites en tous genres transitant par la mer seront au cœur de nos discussions et des mesures envisagée, voire à prendre pour décourager et mettre hors d’état de nuire les auteurs de ces actes préjudiciables.

L’examen de la question de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, et de l’économie bleue témoigne de l’intérêt que nos pays accordent à leurs ressources marines, sources de richesses énormes pour nos populations.

À cet égard, il faudra des initiatives africaines hardies pour décourager vigoureuse- ment la pêcherie non autorisée et frauduleuse qui entraîne un manque à gagner énorme pour nos économies et réduit considérablement les possibilités de création d’emplois pour notre jeunesse, gage fondamental de cohésion sociale, de paix et de sécurité dans une prospérité bien partagée.

Les actions isolées ou individuelles ne pourront pas avoir d’effets susceptibles de contenir efficacement les phénomènes malheureux et dommageables que connaissent nos espaces maritimes.

Seules la mobilisation générale et des actions collectives volontaristes nous permettront de mieux protéger nos biens, si précieux, que constituent nos mers, nos océans et leurs ressources. Il faut que les générations futures puissent également disposer de biens qui contribueraient à leur bien- être et à leur plein épanouissement.

L’on comprend, dès lors, toute l’importance que revêt le sommet de Lomé, appelé à initier un cadre d’action collective, dynamique et efficace qui permettrait à l’Union africaine et à l’ensemble de ses États membres, à travers un instrument juridique fédérateur, la future ‘Charte de l’Union africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique’, de sécuriser leurs espaces maritimes, de valoriser et de faire fructifier davantage leurs ressources marines en faveur de leurs populations.

Faure Gnassingbé

Président de la République

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