Afrique

Togo, hôte adéquat du sommet sur la sécurité et la sureté maritime

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Le Togo est l’un des pays africains non-enclavé qui s’ouvre sur l’océan atlantique avec un peu plus de 50 km de façade maritime. Ceci constitue une véritable position stratégique en matière d’économie et d’industrie touristique. Aussi, sa capitale, Lomé, s’ouvre sur le Golfe de Guinée d’une longueur d’au moins 6.000 km et qui s’étend du Cap-Vert au sud de l’Angola.

Toutefois, depuis quelques années, ce pays de l’Afrique de l’ouest est sérieusement menacé par l’érosion côtière qui fait disparaitre des villages entiers et des routes. L’océan absorbe ainsi chaque année entre 5 et 12 mètres du littoral togolais, faisant un tort énorme à la cartographie du Togo sérieusement mutilé à la suite de la Seconde Guerre Mondiale. En plus de la gloutonnerie de l’océan, la piraterie maritime et les pollutions maritimes viennent sonner le glas de la quiétude des frontières maritimes du Togo. Ainsi menacée, c’est à bon droit que Lomé organise sur initiative de son Excellence Faure E.Gnassingbe du 10 au 15 octobre le Sommet extraordinaire sur la sécurité, la sûreté maritime et le développement en Afrique.

Ce sommet s’inscrit dans une longue série de mesures entreprises afin de répondre aux multiples fléaux maritimes de notre époque. Les statistiques présentent le Golfe de Guinée, 7ème réserve mondiale en hydrocarbures, 9ème réserve planétaire en gaz naturel et dotée d’une quantité importante de poissons, comme un cadre propice aux nombreux délits en mer.

Cependant, quel que soit le degré de menace, l’adoption par les Conférences des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’une Charte à l’issue du sommet constituera une réponse efficace à ces défis de l’heure. À l’instar du Code de conduite de Djibouti et de Yaoudé (les deux plus importants consensus africains de lutte contre la piraterie maritime), il est évident que l’on attend beaucoup de cette Charte qui doit, en concertation avec tous les acteurs et institutions intervenant dans les activités maritimes et portuaires, aider à la protection du littoral et à la réglementation des actes de  piraterie sur l’ensemble du continent africain.

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