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Affaire LCF-City FM : la cour suprême juge irrecevable le recours du groupe Sud Média

Le groupe Sud Média passe sans doute de sales quart d’heure dans son bras de fer avec la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Ce mardi matin, on apprend que  la Chambre administrative de la Cour suprême a fait une distinction  entre le groupe Sud média représenté par l’actuel DG Luc Abaki et le groupe Sud Média Sarl U représenté par Pierrette Nasr, épouse Bodjona.

Face à cet argument de la cour, l’avocat du groupe Sud Média a réagi en ces termes « Les noms des télévisions et ceux des sociétés qui les gère évoluent. La preuve TV2 [chaîne appartenant à Pitang Tchalla, président de la Haac, NDLR] est créée sous le nom TV TG2. Cela ne pose aucun problème jusqu’à présent… Groupe Média Sud ou Sud Média c’est la même chose. C’est le contentieux administratif qui importe ». Bien que déçu par cette réaction des juges, il se dit confiant en la justice togolaise.

Cette affaire qui semble peser sur le groupe médiatique remonte au mois dernier lorsque l’Autorité de régularition, après plusieurs avertissements sans suite a dû retirer les fréquences de diffusion de la chaîne LCF et de la radio CITY FM. Une décision qui  n’a jamais fait l’unanimité vu les différents marches de protestations des Organisations de la Société Civile, des associations de Presse, de partis politiques réclamant tous la réouverture de ces deux médias.

Et  si l’on se fie aux dires des responsables de la HAAC, ils n’ont pas  « de dossier LCF et City FM. Ce n’est pas une sanction. Nous disons allez refaire un dossier et on va voir. On ne peut pas continuer à cautionner parce que ça fait longtemps ». Dire que cela date signifie que ce problème se trouverait dans le tiroir de la HAAC depuis des lustres et qu’il aurait fallu du courage  pour le ressusciter. A chacun de voir de plus près pour mieux comprendre.

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