Togo : Amnesty International demande la libération inconditionnelle d’un militant de l’Addi

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Le Togo paraît être un État de droit mais s’affirme de plus en plus comme un pays n’ayant  pas d’égard pour les droits de l’homme. Les arrestations abusives, les répressions sauvages de manifestations en sont des illustrations frappantes. Le tout dernier acte qui fait trémousser certains n’est rien d’autres que l’arrestation de  M. Kombate Garimbite, un militant du parti d’opposition togolaise ADDI. Il est détenu depuis le 04 avril à la  prison civile de Dapaong pour dit-on s’être opposé à une proposition du chef canton de Yembour.

Amnesty  a insisté sur une condition : « Si Kombate Garimbite a été uniquement détenu pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, de manière pacifique il doit être libéré immédiatement et sans condition ».

On apprend que  le sieur Garimbite a été arrêté  suite à son opposition farouche à  à une proposition du chef de ce canton situé au Nord du pays. En clair  la   proposition en question était  de faire cotiser   1600 francs CFA par famille afin de réparer les dégâts causés par les élèves lors des récentes grèves du secteur éducatif où un nombre important de biens publics (bâtiments publics, enseignes publicitaires…) ont été saccagés.

Amnesty International Togo révèle que le  détenu fait objet d’intimidations et menaces.Selon AI Togo, ce cas n’est que la partie visible de l’iceberg. Cela signifie qu’il y en a plusieurs autres. « Amnesty international a documenté plusieurs cas d’intimidation de militants politiques de l’opposition dans le pays, en particulier au Nord »  lit-on dans le communiqué.

Et à ces défenseurs des droits de l’homme d’intimer l’ordre aux gouvernants afin qu’ils mettent un terme  à leurs manœuvres  d’intimidations et d’arrestations arbitraires qui d’ailleurs  ne datent pas d’aujourd’hui.

Il faut préciser que lors des manifestations des élèves au cours des mois derniers, au moins trois élèves ont été arrêté  puis placé en détention à Mango. Il a fallu que plusieurs organisations surtout celles de la diaspora interviennent pour les faire libérer. Pensez-vous que ces actes peuvent faciliter le processus de réconciliation enclenché depuis quelques années dans ce pays  de près de  7 millions de têtes?

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