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Qui veut la peau de certains journalistes togolais ?

L’histoire continue par alimenter les discussions sur les réseaux sociaux. Qui veut la peau des journalistes togolais indexés comme prenant position dans le déroulement des dernières manifestations qu’a connu le Togo ? La question se pose. Mais la réponse tarde.

L’Observatoire Togolais des Médias (OTM), le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), l’Union des Radios et Télévisions Libres (URATEL) et le Syndicat des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) ont eu écho de cette situation et sifflent la fin de la récréation.

« Depuis quelques jours, des photos-montages de journalistes notamment d’Aimé EKPE, directeur de publication du bimensuel L’Equipe Sportive et président de l’Observatoire Togolais des Médias(OTM), de Crédo TETTEH, directeur de publication de l’hebdomadaire Le Médium, d’Eli GOKA journaliste-animateur à Radio Métropolys et de Firmin TÊKO-AGBO, journaliste chroniqueur circulent sur les réseaux sociaux. Elles sont accompagnées d’injures et plus graves, de menaces d’atteinte à leur intégrité physique et de mort sur leurs personnes. Ces confrères sont indexés, stigmatisés et menacés parce que leurs analyses et commentaires sur la situation sociopolitique dans notre pays, seraient favorables au Gouvernement » relate un communiqué provenant de ces organisations de Presse.
De plus en plus d’hommes de médias sont victimes d’intimidations au moment où d’autres font l’objet de menaces pour leurs positions par rapport à l’actualité.

L’OTM, le CONAPP, l’UJIT, l’URATEL et le SYNJIT se disent « scandalisés par ce climat de terreur qu’essaient d’instaurer certains individus pour intimider les journalistes et leur dénier leur droit à la libre expression ». C’est avec rigueur que ces organisations condamnent ces actes.

« La liberté d’expression , poursuit le communiqué , est un droit fondamental reconnu par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et consacré par la Constitution togolaise. Nul n’a donc le droit, quelles que soient ses motivations, de tenter par des manœuvres inacceptables, de porter atteinte à ce pilier essentiel de la démocratie ».

 

Les auteurs de ces actes qualifiés de « délictuels » sont conviés à respecter la pluralité d’opinions qui caractérise la presse privée togolaise. Ces organisations de défense des professionnels des médias se réservent le droit de poursuivre en justice toute personne reconnus de poser des actes intimidateurs.

 

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