Societé

Togo : Les UST voient d’un mauvais œil la loi sur la création des communes

Les Universités Sociales du Togo (UST) remettent en cause la loi portant création des communes votée  à l’Assemblée nationale le 23 juin dernier. Cette organisation  voit dans cette loi un certain nombre d’insuffisances et demande tout simplement sa relecture.

En conférence de presse en début de semaine, les UST sont revenues sur les incongruités qui sous-tendent la création des communes au Togo. C’est à se demander les critères sur lesquels se basent les autorités pour morceler le pays.

A en croire cette organisation, le cas de la préfecture d’Agoè-Nyivé s’avère le plus frappant avec 139 km2 composée de 5 cantons pour une population de 399.411 habitants puis découpée en 6 communes.

Quant aux dénominations des cantons, beaucoup pensent que  cela est fait dans l’intention d’éviter une escalade de violence ou du moins le mécontentement des populations. Autrement dit, les autorités ont donné les numéros aux communes à la place des noms afin de ne pas passer pour des personnes ayant l’intention de privilégier tel ou tel communauté. Les UST ne sont pas sur cette même longueur d’onde !

« Quand on sait que les départements ou préfectures composées de villages, cantons, quartiers ont un nom sans liens avec leurs composantes et au regard des expériences des pionniers dans le domaine de la décentralisation où chaque nom de commune peut être indépendant de ses composantes, l’on peut facilement conclure que cette manière de nommer les communes présente un risque de perte d’identité et d’histoire de certaines populations », a critiquéle Prof David Dosseh, Coordonnateur  des UST.

Il est demandé au gouvernement de mettre un peu d’eau dans son vin en attribuant des noms à des communes qui ne posent pas problèmes. Par contre, il peut combiner chiffres et noms là où le besoin se ferait sentir.

Sur la question des infrastructures des communes, M. Dosseh doute à plus d’un titre que l’Etat puisse construire les infrastructures à même d’assurer le bon fonctionnement des 116 communes prévues en moins d’un an  avant de se rendre aux élections locales au plus tard en décembre 2018.

 

 

 

 

 

 

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