Economie

Togo : Que dit le rapport de l’ITIE ?

Ce jeudi 17 août rime avec publication des résultats du rapport 2014 de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives). Son contenu est sans appel : sur une vingtaine de sociétés qui sont censées payer des dividendes à l’Etat en guise de la participation gratuite de 10%, quelques trois (3) suivent les normes. Ces actes qualifiés de « comportements irresponsables » ont fait l’objet d’une rencontre à Lomé entre parlementaires et magistrats .

Pour le Coordonnateur national de l’ITIE Togo, M. Kokou Didier Agbémadon, les magistrats et les parlementaires sont ceux-là même qui doivent aider l’État a trouver les voies et moyens pour rentrer pleinement dans ses droits. Ils sont garants des textes de la République et amènent chacun à s’y conformer.
« C’est au niveau du parlement que les lois sont adoptées, les réformes se font. Si les parlementaires sont bien outillés (…), ils peuvent apprécier l’importance ou le contenu de ces réformes qui doivent booster la mise en œuvre de l’ITIE vers un changement réel de mentalité et de comportement des parties prenantes notamment les gouvernants, industries extractives, investisseurs et simples citoyens », indique le Coordonnateur national de l’ITIE Togo.

Néanmoins, il y a des lacunes à ne pas passer sous silence. Il s’agit de l’absence de données sur le secteur artisanal, inexistence de textes d’application du Code Minier et des critères d’octroi des licences et de statistique sur l’emploi en république togolaise. La multiplication des études et recherches dans le secteur minier fait partie des recommandations adressées aux parties prenantes. Le Parlement est convié à promulguer le texte d’application du code minier. Quant au gouvernement, il doit veiller à la périodicité pour le rassemblement des données statistiques sur l’emploi dans le secteur minier.

L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives en abrégé ITIE est une réforme globale pour promouvoir les bonnes pratiques de la transparence et de la redevabilité dans la gouvernance du secteur extractif, notamment les secteurs pétrolier, gazier et minier.

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