Politique

Les suites de l’arrestation de Djobo Mohamed Alassani, imam d’une mosquée de Sokodé

Selon un communiqué du gouvernement :

Un des dirigeants du parti politique PNP a été interpellé dans la journée du 16 octobre 2017 en fin d’après midi. Cette interpellation est intervenue suite aux incitations et aux appels répétitifs à la violence, au meurtre et à la sédition de la part de cet imam.
Il convient de rappeler, que face à la multiplication des déclarations répréhensibles consécutives aux
manifestations violentes du 19 août 2017 et des jours suivants, les autorités judiciaires avaient
procédé à un rappel à la loi et exhorté les responsables politiques à s’abstenir de tout comportement
susceptible d’exposer leurs auteurs aux poursuites pénales.
Par ailleurs, au regard des agissements de l’imam Djobo Mohamed Alassani, de multiples démarches
ont été entreprises par des responsables religieux de confession musulmane pour l’amener à
s’abstenir des prêches appelant à la violence.
En dépit de ces exhortations, le vendredi 13 octobre 2017, l’imam Djobo Mohamed Alassani s’est
livré dans son prêche à des appels au meurtre des militaires et de citoyens togolais. C’est dans ce
contexte qu’est intervenue son interpellation pour appel au crime et à la sédition, infractions prévues
et punies par les articles 552 et 553 du Code pénal.
Dans la foulée, des bandes organisées et structurées se sont livrées à des actes de violence inouïe, de
pillage, de vandalisme et de destruction de biens publics et privés à Sokodé, Bafilo et dans certains
quartiers de Lomé. A Sokodé, deux militaires en faction au domicile d’une personnalité ont été
lynchés et exécutés et leurs armes et munitions ont été emportées. Un jeune a également trouvé la
mort et une vingtaine de blessés enregistrée parmi les civils et les forces de sécurité.
Ces actes à visée terroriste, tendent notamment à déstabiliser les institutions de l’Etat et à semer la
terreur au sein de la population. Ils nuisent gravement à la cohésion et à la paix sociale et portent
atteinte à l’unité nationale.
Les auteurs et les commanditaires de ces actes qui ne visent qu’à compromettre l’unité nationale
seront recherchés et poursuivis conformément à la loi.
Le gouvernement, présente ses condoléances aux familles éplorées, exprime sa compassion et ses
vœux de prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement condamne fermement ces attentats
extrémistes qui menacent gravement la paix publique, et la coexistence pacifique dans notre pays.
Il appelle les populations à la retenue et au calme.
Face à cette situation et au regard des risques persistants de trouble à l’ordre public, le
Gouvernement prendra toutes les dispositions appropriées pour assurer la sécurité sur toute
l’étendue du territoire national.
Fait à Lomé, le 17 octobre 2017
Le Gouvernement

Cette arrestation n’est pas passée inaperçue au sein de l’opposition. Des jeunes manifestants n’ont pas tardé à riposté en brulant des bâtiments publics et des biens appartenant aux proches du pouvoir. La route nationale N°1 s’est vue érigé des barricades avec des pneus brulés. Les villes les plus tendues sont Sokodé, Bafilo, Kpalimé et Lomé.

Publier un Commentaire