Afrique

Précarité au Togo : La conférence de l’OIF est reportée

La conférence de l’OIF prévue 25 au  26 novembre novembre prochain à Lomé est reportée à une date inconnue.  L’information nous est parvenue lundi. La conférence ministérielle de la  Francophonie, la 34 ème du genre n’aura pas lieu aux dates prévues.  Elle vient de recevoir le même coup qu’a reçu le sommet Afrique-Israël.  Cette réunion devrait rassembler  près de 80 ministres des Affaires étrangères de l’espace francophone en prélude au sommet de l’OIF de 2018 à Erevan (Arménie).

« Le Gouvernement togolais, après consultation avec les instances de l’Organisation Internationale de la Francophone (OIF), principalement la Secrétaire Générale Son Excellence Madame Michaëlle Jean, et en vue de s’offrir tous les moyens nécessaires de mieux préparer cette rencontre internationale de haut niveau, informe que cette Conférence ministérielle de la Francophonie ne pourra plus se tenir à Lomé du 24 au 26 novembre prochains comme initialement prévu », annonce un communiqué qui ne dit mot sur les raisons de ce report.

Néanmoins, les raisons officieuses ne  manquent pas. Selon des indiscrétions, tous ces reports qui ne devraient pas étonner sont l’une des conséquences de la crise sociopolitique que traverse le Togo depuis ces deux derniers mois. Depuis le 19 août 2017, un nouveau souffle semble avoir été donné aux marches de protestations contre le pouvoir de Lomé II. La plupart du temps et pratiquement chaque semaine, les partis de l’opposition et de la mouvance présidentielle ne cessent d’enchaîner des manifestations de rue. Cette situation rend difficiles voire impossibles les activités économiques, le trafic routier et engendre une incomparable escalade de la violence.

Tout compte fait, il est plus qu’indéniable que dans un contexte complexe comme celui du Togo , l’on puisse organiser une conférence de haut niveau sans craindre de nouvelles marches et partant, la pose de barricades sur les principales routes de la ville de Lomé tout en mentionnant les tirs à balles réelles, en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

 

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