Societé

Quels sont les rôles de la société civile togolaise en période de crise politique ?

 

Quels sont les rôles de la société civile togolaise en période de crise politique ? Doit-elle adoptée la neutralité ? Voilà autant de questions qui font l’objet de réflexions ce jeudi à l’Agora Senghor de Lomé. Cet atelier national de réflexion des différents acteurs de la société civile du Togo, du Bénin, du Ghana met chacun devant la réalité. C’est sous l’égide de WANEP (West Africa Network For Peacebuilding) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) que ce tiennent ces travaux qui vont durer les 23 et 24 novembre 2017.

Les organisateurs attendent parvenir à travers les réflexions à une société paisible et juste, recadrer les Organisations de la Société Civile (OSC) sur leurs obligations vis-à-vis des événements présents. Ils comptent de ce pas contribuer à l’enracinement d’une société digne de ce nom où la démocratie s’érige en règle universelle.

« Le Togo traverse aujourd’hui une période socio-politique qui demande l’implication de tout acteur. Nous sommes alors tous appelé à contribuer de manière tactique et stratégique à la construction d’un système de gouvernance qui apprécie et défend toutes les nuances d’opinion et d’affiliation et surtout contribuer largement au maintien de la paix pour une démocratie durable. Et c’est grâce à nos efforts collectifs que nous y arriverons », a déclaré Francis Axquah-Aikins, coordinateur régional du réseau WANEP.
Il revient sans débat à la société civile de négocier avec les protagonistes, histoire de revenir à de meilleurs sentiments dans tous les camps. Selon les explications, elle n’a pas intérêt à prendre partie, à se pencher vers telle ou telle personne mais plutôt à ouvrer pour une sortie de crise réussie, gage d’une paix durable et d’un développement inclusif.
Les organisations de la société civile, poursuit le coordinateur régional « doivent s’organiser et avoir une vision commune, et intégrer nos efforts pour atteindre notre objectif. Le professionnalisme, la crédibilité, et l’intégrité des leaders de la société civile et nos organisations sont primordiaux ».

Certains pays comme le Bénin et le Ghana notamment auront l’opportunité de partager leurs expériences de résolution de crise avec leurs confrères togolais.

 

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