Réligion et Culture

Retour sur le festival des griots de Pagouda

Les griots, ces fameux conteurs de l’histoire des peuples, ces mémoires vivantes sont en voie de disparition. Le constat est réel et n’a rien de scientifique. Les nouveaux outils de transmission de la connaissance, de l’information que ce soit les livres, l’internet et autres mettent en mal le noble métier de griot. Face à une telle situation, c’est seulement des mesures d’urgence qui peuvent sauver et sauvegarder l’histoire.
Le week-end dernier a été riche en couleurs à Pagouda au nord du Togo. Et pour cause, l’édition 2017 de la fête traditionnelle « Sinkaring » des peuples de la Binah s’est clôturée à la Maison des jeunes de Pagouda (préfecture de la Binah) par un festival dénommé : « Festival National des griots (FESNAG) ».

L’organisation d’un tel festival répond à la nécessité de préserver les patrimoines culturels du Togo. A vrai dire, c’est une compétition permettant de détecter et de promouvoir les valeurs culturelles et artistiques des peuples du Nord du Togo. Ailleurs, il s’agit d’inviter la jeune génération à aller à l’école de la tradition pour ne rien négliger.

Ils sont une vingtaine de griots à être en lice pour cette 3ème initiative, troisième du genre. « Ils ont montré leur savoir-faire traditionnelle à travers des chansons invitant à la cohésion, à la paix, au civisme, au respect des biens publics, à la non-violence », ont apprécié les organisateurs.

Les concurrents ont été évalués sur la base de six critères : le message véhiculé, la diction, l’esthétique d’ensemble, l’accoutrement, l’entrée et la sortie sur scène et le respect du temps imparti.
Deux prix spéciaux ont été attribués au ministre en charge de la culture, Guy Lorenzo pour sa contribution à la valorisation des us et coutumes des peuples. Le second est allé au président de l’association « Aide au développement du monde rural », OULEGOH Kéyéwa pour son initiative.

Le concours a permis de distinguer et de récompenser 3 personnes notamment MALAMA Manzama Esso de Pagouda (1er prix), AWESSO Patchabèhezi (2ème prix) et KANAN Mbanana (3ème prix).

 

 

 

 

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