Santé

Togo : L’impression 3D au service des handicapés 

 
 
La technologie d’impression 3D a fini par prendre d’assaut le domaine de la santé. Après s’être agréablement imposée dans la décoration, le monde ludique des enfants, des produits plus importants prennent corps à partir de là. 
Les personnes en situation de handicap en Afrique notamment au Togo, au Mali et au Niger vont désormais bénéficier de cette technologie de pose d’orthèses grâce à un  financement de la Direction de la Coopération au Développement (DGD) du gouvernement belge. La République de Belgique s’engage aux côtés des personnes en situation de handicap dans des zones vulnérables en Afrique.
 
Le projet IMP& ACTE 3D lancé cette semaine à Lomé vise à renforcer la capacité de 4 centres aussi bien au Togo, au Mali et au Niger. Un laboratoire de fabrication 3D (Fab Lab) sera mis en place à Lomé pour produire et approvisionner en orthèses 3D des centres de réadaptation dans les  3 pays ciblés en Afrique.
Handicap International et ses partenaires notamment l’Organisation Africaine pour le Développement des Centres pour les Personnes Handicapées (OADCPH) comptent ainsi réduire le temps de fabrication des appareils orthopédiques mais aussi le temps d’appareillage des patients et pouvoir toucher facilement les populations des zones reculées. 
Les orthèses en question sont imprimées à partir des résines. Le produit fini accompagne la mobilité du patient contrairement aux prothèses qui viennent en remplacement. 
 
« L’objectif final est d’appareiller 100 patients c’est-à-dire 25 par centre. Par ailleurs, nous allons développer notre processus d’impression 3D et de télé réadaptation en  menant une recherche avec des experts belges et togolais. La validation scientifique sera mise à la  disposition des organisations pouvant continuer ce type de projets », a indiqué Simon MIRIEL, chef projet régional IMP& ACT.
 
Selon des chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus de 30 millions de personnes dans les pays à faible revenu ont besoin d’un membre artificiel. Dans la réalité, seul 5 à 15% des personnes concernées ont la chance de s’offrir ce luxe. 

Publier un Commentaire