Le dialogue togolais annoncé avec tambour et trompette s’est ouvert ce lundi matin à l’hôtel 2 février de Lomé. Il est conduit par le président ghanéen Nana Akufo-Addo jouant le rôle de facilitateur. Des acteurs de la société civile, des représentants des partis politiques de l’opposition et du pouvoir, des membres du gouvernement et la presse tant nationale qu’internationale sont de la partie. Au dialogue de tous les enjeux, tout n’est pas forcément normal et prévisible. Il y a des faits qui étonnent  ou du moins surprennent un peu. En voici quelques uns.

Réapparition publique de Pascal Bodjona

Personne ne s’entendait à voir l’ex ministre de l’administration territoriale participer au dialogue. Depuis une affaire rocambolesque dit d’escroquerie internationale aux contenus complexes l’ayant conduit derrière les barreaux, l’ex-ministre a recouvré la liberté depuis l’année dernière. Tout ce temps, il l’a passé loin des caméras en toute discrétion. Depuis le mois de décembre, certains observateurs ont évoqué ses voyages au Ghana sur demande du président Akufo-Addo. Ces séances de consultations ont été eu lieu 2 fois. Jusqu’à preuve du contraire, nul ne sait exactement sous quel titre M. Bodjona prend part actuellement au présent dialogue.

 

Les grands absents : Faure VS Atchadam

Voilà les deux protagonistes principaux de la crise qui secoue le Togo depuis 7 mois. Tikpi Atchadam, le patron du Parti national panafricain (PNP) est celui-là même qui le 19 août dernier a réussi à soulever le peuple togolais contre le régime décrié de Faure Gnassingbé. C’est notamment grâce à ses appels que la flamme de la résistance a été maintenue au point de forcer la main du pouvoir à introduire un texte sur la limitation des mandats législatifs et présidentiels, la tenue d’un dialogue et surtout un référendum pour recueillir l’avis du peuple sur ces sujets d’intérêt général.

Le dialogue qui s’ouvre ce lundi devra durer 10 jours.

 

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