Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson

Un nouveau bras de fer est entrain de naître entre pouvoir et opposition. Chacun se met sur ses griffes pour mieux contrer et attaquer son adversaire. Ce nouveau schéma commence par se dessiner suite à la volonté du ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales d’interdire les manifestations politiques. Ce dernier a expliqué que la mesure visait juste à faire respecter l’une des clauses du règlement intérieur du dialogue entamé le 15 février dernier. L’exigence est d’amener chaque partie prenante à respecter au moins cet engagement de suspendre à ses propres activités

La Coordinatrice de la Coalition Kafui Adjamagbo-Johnson n’est pas contente des affirmations du ministre Boukpessi de l’administration territoriale qui disait non aux marches. Elle dit attendre juste l’approbation du médiateur de la crise pour savoir que faire. Mme Kafui estime que le pouvoir n’a pas fini avec ses vieilles habitudes comme prendre et imposer des décisions sans consensus.

« Nous ne tiendrons pas compte de ce qu’il est en train de dire. Il n’a pas le droit. Ce n’est pas à lui de déterminer quand est-ce qu’il faut manifester. C’est à nous de juger de l’opportunité de manifester et de rompre ainsi l’engagement de la suspension des manifestations de rue. Il n’appartient pas au ministre de l’intérieur de nous dire cela. C’est à nous de le dire et de décider. Nous considérons que ce que le ministre a fait n’engage que lui. Il vient de montrer qu’il incarne un régime dictatorial », a déclaré Mme Adjamagbo-Johnson.

La course aux élections que fait actuellement  le pouvoir est remis en cause. Elle devient une condition incontournable pour savoir s’il faut continuer les manifestations ou pas. Et pourtant la suspension des ces activités a été décidée depuis le début du dialogue. Les deux parties ne font-elles pas preuve de mauvaise foi ? A chacun d’y réfléchir…  «  Si d’ici-là, il nous est dit que régime ne veut pas arrêter la préparation unilatérale des élections, la conséquence logique est que nous soyons dans la rue. La conséquence logique d’un refus d’arrêter le processus électoral sera notre retour dans la rue », a-t-elle ajouté.

 

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