Ces deux dernières semaines, le phénomène de « Gay-men » fait grand bruit au Togo. Les années antérieures, c’était le Bénin voire le Nigeria om cela s’est développé mais aujourd’hui les Togolais ont été atteints en majorité par une psychose généralisée. Entre rumeurs et faits avérés, la Police a réussi à mettre la main sur certains éléments de ces bandes organisées qui sèment la panique autour d’eux.

Jeudi dernier, cinq personnes ont été interpellées dans cette affaire. Elles ont été  soumises à des vérifications et questionnements pour comprendre le nœud de leurs activités.  « Ces investigations  se poursuivent en collaboration avec les services de sécurité d’autres pays voisins pour faire la lumière sur ce phénomène », souligne Yark Damehame, le ministre de la sécurité et de la protection civile.

Comment comprendre le phénomène ?

De façon simple, les « gay-men » sont l’équivalent du terme arnaqueur en Français. C’est des personnes qui passent leurs journées sur internet à la recherche de gain facile à extorquer et de proie à dévorer. Ils trompent la vigilance des internautes en s’illustrant dans les extorsions de fonds de toute nature. La plupart du temps, ils peuvent se faire passer pour des personnalités en créant des comptes ou pages en leurs noms pour bénéficier des faveurs du public. Dans des pays où la cybercriminalité est renforcée, ils n’ont pas le sommeil aisé.

Avec le temps, ils ont associé ces actes  répréhensibles à des pratiques mystiques en précédant à des sacrifices humains. Ainsi, ils tuent de jeunes filles, enfants et femmes et se servent de leur sang pour des rituels devant les protéger contre toute poursuite des autorités compétentes. « Ce phénomène a conduit à une pénurie de sang au Bénin il n’y a pas longtemps. Ce qui se passe, c’est que ces arnaqueurs débarquent dans les hôpitaux et achètent beaucoup de poches de sang contre des sommes énormes. Si par exemple, la poche de sang est à 5000 F, ils peuvent le payer même à 50000 F », nous a confié une source qui a préféré garder l’anonymat.

Quoi qu’il en soit, le Togo n’est pas une terre d’accueil pour ces pratiques dangereuses. D’ailleurs la Police et les services de renseignements ne se laissent pas faire. Les interpellations continuent bon train.

 

 

 

 

 

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