C’est la révélation phare de la nouvelle livraison N°782 du 22 août 2018 du journal « La lettre du continent ». Au sein de l’armée togolaise, une désertion est en cours et ne pourrait s’estomper de sitôt. Selon les informations fournies par ce journal d’investigation et d’enquête, près d’une quarantaine de personnes ont déjà fui l’armée togolaise depuis le début de cette année et cela ne cesse de s’amplifier.

« Près d’une quarantaine d’officiers et militaires de divers corps ont décidé de sortir des rangs » de l’armée, depuis le début de l’année 2018 précise le journal.  Plus loin, il faut noter que quatre autres officiers ont volontairement demandé leurs départs, ce qui ne leur a pas été accordé. Néanmoins, depuis 2017, seul 6 personnes ont pu partir.

Les révélations de ce média interviennent à un moment crucial de la vie du Togo, une période marquée par une crise socio-politique qui est loin d’être finie. Deux mois en arrière, une vague de suicides a été notée. Des militaires se sont donné  la mort soit par overdose de médicament soit par pendaison. Des événements qui selon les indiscrétions font peur au pouvoir de Lomé 2.

« L’inquiétude au sommet du régime de Lomé, en butte à des contestations depuis août 2017, est d’autant plus grande que deux autres militaires se sont suicidés fin juin  l’un par pendaison, l’autre par arme à feu. En avril, un autre militaire du régiment para-commando de Camp Landja, à Kara (Nord), a été retrouvé mort à son domicile du fait d’une « surdose médicamenteuse délibérée », selon un rapport cité par nos confrères de Togosite.

Nous apprenons ainsi qu’une cellule  de psychose a été créée et placée sous l’autorité du chef d’Etat-major particulier du président togolais pour suivre de près ce qui se passe au sein de l’armée nationale. Ces informations, quoi qu’il en soit ne sauront être confirmées par l’armée togolaise.  Raison pour laquelle,  elle  est désignée par  « grande muette ».

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