On se souvient de Yahya Jammeh qui avait reconnue sa défaite lors de la dernière élection présidentielle en Gambie mais qui revient faire Volte face quelques heures après pour contester les résultats. Si ce ministre gambien joue au même caprice, on ne pourrait qu’attribuer l’étiquette “Volte Face” aux gambiens.

Le ministère gambien des Affaires étrangères a donc démenti lundi l’entretien de l’agence Reuters dans lequel le  ministre Ousainou Darboe aurait appelé Faure Gnassingbé à démissionner.  Cette information nous vient de nos confrères de  l’agence de presse chinoise  Xinhua. Un communiqué officiel bat donc en brèche les allégations contenues dans la dépêche de l’agence Reuters qui se trouve au cœur de la polémique.

C’est une véritable histoire pouvant déboucher sur un conflit diplomatique des plus fracassants. Beaucoup ont appris avec stupeur la demande de démission pure et simple formulée par le ministre gambien  à l’endroit du président togolais Faure Gnassingbé. Un message qui visiblement n’a pas plu au gouvernement togolais qui, à travers son ministère des affaires étrangères a réagi en traitant « d’irresponsables » ces propos.

L’entretien qui est à la base de ce remous n’a pas été du tout cautionné par le ministre des affaires étrangères du Togo, Robert Dussey.  «Le ministre togolais proteste avec force contre cette déclaration irresponsable et rejette cette injonction de son homologue de la Gambie», a-t-il écrit.

Du côté gambien, les excuses fusent et les explications suivent.

« Le ministère a enregistré avec consternation la publication de l’agence de presse Reuters le lundi 23 octobre 2017, selon laquelle l’honorable ministre des Affaires étrangères, Ousainou Darboe, aurait appelé à la démission du président du Togo, Faure Gnassingbe»,  souligne le communiqué du ministère.

La Gambie précise n’avoir pas le droit de prendre de telle position et qu’en aucun cas , elle n’est habileté à faire de telle déclaration qui peuvent créer d’autres situations inimaginables.  « Il n’y a aucune raison pour le gouvernement de la République de Gambie de prendre position, car le peuple togolais continue de faire des efforts pour trouver une solution à cette crise», poursuit le communiqué.

La Gambie, il faut le reconnaitre, a traversé une crise similaire à celle du Togo. Mais au finish, l’alternance a eu raison de l’ancien président Yahya Jammeh qui aujourd’hui vit en exil. Les gambiens sont ils des habitués de Volte face ou l’agence Reuters avait elle des soucis ?

 

 

 

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