La tension monte au camp des réfugiés  ivoiriens d’Avepozo. Les femmes du camp multiplient depuis plusieurs semaines les sorties médiatiques pour réclamer des vivres. Ces dernières se sentent abandonnés par HCR-Togo et le gouvernement togolais depuis cinq mois. Des sources proches des réfugiés font état d’un incident avec les forces de l’ordre ce jeudi  qui aurait engendré des blessés.

« Les femmes manifestantes du Camp de refugiés Ivoiriens de Avepozo (Contre l’arrêt de la distribution de vivres par le HCR-TOGO) chargées par la gendarmerie Togolaise. Madame Elisabeth GOGOUA  (Photo ndlr)l a présidente des femmes du camp et porte-parole du mouvement en cours vient d’être sauvagement battu par les soldats Togolais. Elle se trouve en ce moment dans un état critique. Madame Gogoua vient d’être conduite dans une clinique », a publié un Ivoirien sur sa page Facebook.

Cette scène suscite actuellement l’indignation des Ivoiriens contactés via Internet. Certains vont jusqu’à demander à ce qu’une action en justice soit intentée contre le Togo. Ceux rencontrés sur le camp saluent hospitalité des populations togolaises mais fustigent le comportement des gouvernants.

Que s’est-il vraiment passé? Un témoin de la scène nous explique:

« Les femmes font un mouvement de grève pour réclamer de meilleures conditions de vie. Elles bloquent toutes activités sur le site des réfugiés et refusent même que les enfants aillent à l’école alors que l’examen de CEPD approche. Ce matin le HCR a demandé aux ouvriers de faire réparer les latrines du camp qui sont bouchées depuis quelques jours. Lorsque les ouvriers sont arrivés, les femmes se sont opposé que les ouvriers travaillent. Le HCR a alors demandé à la sécurité du camp de protéger les ouvriers le temps du travail. C’est alors que la femme (que vous voyez en photo) qui est l’épouse d’un pasteur est allée s’en prendre aux gendarmes qui protégeaient les ouvriers. elle a tenu le treillis du gendarme qu’elle a tiré. Ce dernier déséquilibré allait tomber et a tenté de s’appuyer sur elle. Ils sont tombés tous deux. La dame s’est mise à crier que le gendarme l’avait frappé. Regardez bien la photo. Est-ce qu’il y a une trace de sang sur elle? Ses camarade sont arrivés  et ont versé de l’eau sur elle et sont allés s’assoir devant l’infirmerie du camp pour réclamer des soins. Pourtant elles avaient depuis des semaines refusé que les infirmiers du camp soignent les gens. »

 

 

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