Brigitte Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou arrêtés pour ‘groupement de malfaiteurs et atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat’ sont désormais sous les verrous. Les deux personnalités du groupement DMK (Dynamique Monseigneur Kpodzro) ont été incarcérés. Pour les avocats des accusés, le dossier d’accusation est vide. Le procureur de la république Essolizam Poyodi a tenu à apporter les raisons du mandat de dépôt.

« L’exploitation des documents et d’objets compromettants découverts et saisis à leur domicile confirme l’existence d’un plan de déstabilisation du pays qui devait être exécuté à l’occasion de manifestations prévues le 28 novembre dernier » lit-on dans un communiqué du procureur de la république rendu public ce dimanche 06 décembre 2020.

Essolizam Poyodi juge donc légal le mandat de dépôt à l’encontre des deux membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro.

« La saisine du juge d’instruction se justifie, non seulement par la nature criminelle de l’une des infractions retenues, mais aussi par le fait que ces personnes susceptibles d’être impliquées ont des liens avec d’autres. De même le projet criminel transcende les frontières nationales » poursuit le communiqué.

Pour le procureur de la république, la mesure privative de liberté vise à « garantir la sérénité de l’information judiciaire, en évitant d’éventuelles collusions entre les deux personnes interpellées et toutes autres personnes pouvant intéresser la procédure ».

L’incarcération permet aux juges de poursuivre l’instruction sans collusion possible entre les différents protagonistes.

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